Travailler à domicile, un luxe bientôt inabordable ?

Le télétravail est extrêmement populaire et pleinement intégré depuis que les travailleurs ont été massivement encouragés à travailler depuis chez eux pendant les périodes de fermeture de l’entreprise.

Le travail à domicile deviendra beaucoup plus cher en automne et en hiver, compte tenu des prix actuels de l’énergie. Et il n’y a pas d’amélioration immédiate en vue. La question de décider si nous devrons nous déplacer plus souvent au bureau en conséquence dépendra de chaque personne. « Chacun devra faire sa propre analyse coûts-avantages », estime Katrien Vangrieken, affiliée au département de psychologie et des sciences de l’éducation de la KU Leuven, dans « De wereld vandaag » sur Radio 1.

L’électricité et le gaz coûtent évidemment de l’argent. Au bureau, l’employeur paie, à la maison, c’est vous qui payez. Et une journée de travail à domicile pourrait bien coûter 18,40 euros dans les mois à venir selon les calculs effectués par De Tijd. 14,30 euros de ce montant seraient consacrés aux frais de chauffage, et les 4,10 euros restants à l’électricité.

A chacun de faire son choix

Les gens choisissent de travailler à domicile pour de nombreuses raisons. Pour l’un, ce sont des motifs écologiques, pour l’autre, parce que ce offre plus de temps libre. Il est impossible de dire à l’heure actuelle dans quelle mesure les travailleurs à domicile remettront leur choix en question.

« Je pense qu’il faudra procéder à une sorte d’analyse individuelle des coûts et des avantages : dans quelle mesure certains avantages ou inconvénients pèsent-ils dans votre choix d’aller ou non au bureau », déclare M. Vangrieken. « Pendant la crise du coronavirus, nous avons vu que pour de nombreuses personnes, l’impact écologique était également important. Ce groupe pourrait être prêt à prendre la décision de ne pas venir au bureau après tout », ajoute M. Vangrieken.

Pourtant, une grande partie d’entre eux devraient supporter les coûts supplémentaires. « Plus de temps libre, ne pas avoir à faire le trajet – pour certaines personnes, c’est plus important qu’une facture d’énergie plus élevée », suppose Vangrieken.

Du point de vue des employeurs

Les employeurs devront également faire leurs propres arbitrages. Certaines organisations ont d’ailleurs réduit leurs espaces de bureaux ces derniers mois en intégrant le télétravail, ce qui pourrait rendre le retour au boulot plus difficile. D’autres entreprises seraient plutôt heureuses de voir un plus grand nombre de personnes revenir dans leurs bureaux.

Important à savoir : ceux qui travaillent à domicile ont droit à une indemnité. Ce montant a été porté en juin à un maximum de 140,15 euros en raison de la hausse des coûts énergétiques, mais ce sont les employeurs qui décident eux-mêmes de l’octroi ou non d’une telle indemnité et de son montant.

MB

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