L’incertitude économique n’est pas un obstacle pour les acheteurs en ligne : les Belges ont dépensé 3,5 milliards d’euros, soit 29 % de plus que l’année dernière

Au deuxième trimestre de cette année, les Belges ont dépensé environ 3,5 milliards d’euros en achats en ligne. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’institut d’études de marché GfK pour le compte de l’observateur du marché BeCommerce. Le secteur des services, en particulier, connaît une croissance remarquable.

Le commerce électronique continue de bien se porter, et ce, malgré l’inflation galopante et les prix de l’énergie qui pèsent sur nos têtes. Cette année, le secteur enregistre une augmentation de 29 % par rapport à l’année précédente. « Les expériences restent importantes pour les consommateurs, même en période d’incertitude », déclare Sofie Geeroms, directrice générale de BeCommerce.

Un partage sain 50/50

Selon M. Geeroms, les prédictions post-pandémie se sont réalisées : « Nous sommes revenus à une répartition 50/50 entre produits et services », sonne-t-il.

Cette croissance remarquable est principalement due au fait que le secteur des services connaît une reprise vigoureuse : un montant considérable de 1,7 milliard d’euros a été dépensé en services ce trimestre. Cela représente 700 millions d’euros de plus qu’en 2021, soit une augmentation de quelque 70 points de pourcentage.

Environ la moitié (49 %) de toutes les dépenses en ligne effectuées au cours du deuxième trimestre ont été consacrées à la fourniture de services. Selon M. Geeroms, ce n’est pas une surprise : « Après la crise du coronavirus, il a été prédit que le divertissement et les expériences passeraient en premier. Ces attentes ont maintenant été comblées. »

Le secteur des services en ligne de mire

Dans le secteur des services, 66 % des dépenses ont été effectuées en ligne. Les trois catégories qui ont enregistré les meilleures performances dans ce secteur l’année dernière sont restées inchangées cette année également.

  • Billets d’avion et hébergement : 89 % de toutes les dépenses dans ce secteur ont été effectuées en ligne.
  • Attractions et événements : 75 % des personnes ont acheté leur billet via le web en ligne.
  • Vacances organisées : 67 % des achats ont été effectués en ligne.

Les sports et les loisirs ont connu la plus forte croissance cette année. Ils ont connu une augmentation de 11 % par rapport à l’année dernière. Les achats en ligne y représentent 32 % de l’ensemble des dépenses.

En moyenne, les Belges ont dépensé 514 euros en commerce électronique ce trimestre. Il s’agit là aussi d’une augmentation (28 %) par rapport à l’année dernière, où la moyenne était de 403 euros.

« Les consommateurs belges osent de plus en plus dépenser davantage en ligne, mais ils le font de plus en plus en tenant compte des prix », explique M. Geeroms. « Après tout, l’avantage des achats en ligne est que vous pouvez facilement comparer les prix. Surtout en cette période d’incertitude économique, c’est important pour les consommateurs », conclut le directeur général.

Plus de satisfaction

Dans l’ensemble, presque tout le monde est satisfait du service en ligne. Neuf acheteurs sur dix se sont déclarés satisfaits au deuxième trimestre de cette année. Les principales raisons d’acheter en ligne restent les mêmes :

  • Commodité : 4 e-shoppers sur 10 indiquent que la commodité est la principale raison de leurs achats en ligne.
  • Gain de temps : 36 % des personnes interrogées déclarent que c’est ce qui fait la différence pour elles par rapport aux achats physiques.
  • Frais d’expédition : les frais de livraison restent le principal obstacle pour les acheteurs en ligne (4 sur 10), même si ce problème est devenu moins important cette année (45 % l’ont cité comme gênant l’année dernière).
  • Le contact physique : 41 % considèrent le manque de contact avec le produit comme un inconvénient.

(JM)

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