Les débris spatiaux sont une menace pour l’exploration de l’espace, heureusement la NASA est sur le coup

L’agence spatiale américaine s’inquiète de la prolifération de débris spatiaux autour de la Terre, car ils peuvent « mettre en danger les engins spatiaux, compromettre l’accès à l’espace et entraver le développement d’une économie orbite terrestre basse ». C’est pourquoi elle a financé trois projets de recherche sur la durabilité de l’espace.

L’exploration spatiale s’est démocratisée avec l’arrivée d’entreprises privées telles que SpaceX, Blue Origin ou encore Virgin Galactic, alors que les puissances de ce monde se livraient à une nouvelle course à l’espace. Aujourd’hui, les États-Unis et la Russie ne sont plus les seuls à se faire la guerre pour être le premier à poser le pied sur une autre planète. Ils doivent désormais compter l’Europe, la Chine, mais aussi sur le Japon et d’autres pays comme concurrents à leur conquête de l’espace. Et à eux s’ajoute également toute une ribambelle d’entreprises visant à déployer des satellites Internet autour de la planète bleue. Autrement dit, le nombre d’acteurs visant à exploiter l’espace – proche ou lointain – ne cesse de croitre.

C’est donc tout naturellement que le nombre de débris spatiaux augmente et avec eux, les risques de collision.  

Plus de 930.000 débris spatiaux

En 2021, le nombre de débris spatiaux mesurant 1 à 10 centimètres était évalué à 900.000, alors que les fragments de plus de 10 centimètres gravitant autour de la Terre dépassaient les 34.000. Cela fait beaucoup et ces chiffres ne devraient cesser de croitre à mesure que les vols vers l’espace se multiplient et que rien n’est fait.

Car si la situation commence tout doucement à inquiéter – « il y a de plus en plus de débris dans l’espace, c’est une menace pour nos satellites et nos astronautes », a déclaré la semaine dernière le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher – or ils sont encore peu nombreux à prendre les choses en main pour que la situation évolue.

La NASA semble tout de même se réveiller. Elle vient en effet d’annoncer le financement de trois missions de recherche distinctes. On est encore loin d’actions concrètes, mais c’est un début.

Ces études visent à « analyser les problèmes économiques, sociaux et politiques associés à la durabilité de l’espace », mais aussi « à comprendre la dynamique de l’environnement orbital et montrer comment nous pouvons développer des politiques pour limiter la création de nouveaux débris et atténuer l’impact des débris existants », selon le communiqué. Alors que la prolifération de débris spatiaux peut « mettre en danger les engins spatiaux, compromettre l’accès à l’espace et entraver le développement d’une économie en orbite terrestre basse, y compris la participation commerciale ».

« Les débris orbitaux sont l’un des grands défis de notre époque », a déclaré Bhavya Lal, administrateur associé du Bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie (OTPS) au siège de la NASA. « Le maintien de notre capacité à utiliser l’espace est essentiel pour notre économie, notre sécurité nationale et l’entreprise scientifique et technologique de notre pays. »

Un risque en expansion

La NASA s’inquiète tout particulièrement de l’encombrement de l’orbite basse terrestre, plus peuplée que jamais. Mais là encore, la situation devrait empirer sur le court terme, avec la prolifération de satellites Internet lancés par Amazon (projet Kuiper), SpaceX (Starlink) et compagnie, surtout si rien n’est fait.

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